"Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur". Henri-Cartier Bresson

QUELQUES REGLES DE CADRAGE



regles afficheOn se doit d'être attentif à la composition d'une image au moment du déclenchement.

Le photographe averti doit disposer le sujet ou les éléments de façon harmonieuse.

Nous vous proposons de revoir, pour cela, l'article sur les bonnes questions à se poser avant de déclencher.

Tout ceci relève de la composition photographique..


LE CADRAGE

Pour commencer, retenons bien, qu’en photographie, aucune règle de cadrage ne s’impose. C’est simplement une question de regard, de style.

Définition Wikipédia : Le « cadrage » est l'action de choisir ce qui entre dans les limites du cadre de l'image (que l’on décide de placer, la manière dont on va les agencer)... En photographie, on le modifie après la prise de vue par « recadrage » (Voir l'article sur les raisons d’un recadrage).

APRES LE ZIG, LE ZAG

Dans notre culture, nous avons appris, dès la maternelle, à lire les textes et les images de gauche à droite et de haut en bas. L’observateur ne déroge pas à cette règle. Il faut donc en tenir compte. 

Nos yeux circulent donc dans l’image de gauche à droite. Un sujet placé à gauche sera « fort » au sens de la lecture des images. 

Par ailleurs, il est impossible à un observateur d’appréhender immédiatement une photo dans sa globalité. Son œil balaye l’image et la parcourt en zig-zag de l’angle supérieur gauche à l’angle inférieur droit. Les sujets principaux seront donc, si possible, placés sur ces trajectoires oculaires afin que l’observateur les voie le plus rapidement possible.

Nos profs de philosophie diront, par ailleurs, que la gauche représente le passé et la droite le futur. Je vous laisse en déduire la meilleure position d’un sujet.

DU GRAND FORMAT

Remarquons que la vision humaine est large, c’est presque du 16:9. C’est en partie pour cette raison que les écrans d’ordinateur et ceux des téléviseurs sont construits en format paysage.

Notons aussi que la prise en main des boîtiers est plutôt horizontale et droitière, bien que les reflex soient dotés de déclencheur déportés.


HORIZONTAL OU VERTICAL ?

That’s the question !

C’est la première décision à prendre lorsque l’on cadre un sujet. Un cadrage peut être vertical ou horizontal, mais le message véhiculé est différent suivant le format utilisé.


LE CADRAGE HORIZONTAL

Le cadrage horizontal dans le viseur Canon

Le cadrage horizontal est appelé format « paysage ». C’est celui qui correspond à notre vision (Presque du 16:9)

Ce cadrage horizontal convient à la prise de vue de paysages, de groupes de personnes et de sujets qui se déplacent dans la plus grande largeur (oiseaux, courses, cyclistes…). 

Il donne un sentiment d'espace, de calme, de tranquillité et de sérénité.  Il rend l’image stable, paisible et équilibrée.

Avec ce format on peut jouer sur les perspectives, sur les éléments situés au premier plan et à l’arrière-plan, mais aussi sur les déplacements latéraux, notamment pour les sujets en déplacement.

Pour améliorer ces photos, l'utilisation d'un grand-angle est recommandé, mais pas obligatoire. Avec cette optique vous pourrez, dans le cas d'un beau ciel nuageux, donner un effet d'étirement des nuages de chaque côté de l'image. Pour finaliser, on appliquera, par exemple, la règle des tiers pour une première mise en oeuvre académique.


LE CADRAGE VERTICAL

Je viens récemment de réorganiser mon catalogue de photos et je me suis aperçu que j’utilisais le plus souvent le format paysage. Peut-être êtes-vous comme moi ? On a tendance à photographier plus souvent en format paysage. C’est ainsi !

Le cadrage vertical s’appelle aussi le format «Portrait». Remarquons que l’on est un peu en difficulté lorsque l’on essaye de lire ce type de photo car notre oeil aime lire à l’horizontale, il est moins habitué à cette lecture. 

POUR QUEL USAGE ?

Ce cadrage est plutôt utilisé pour des portraits, des personnages "en pied" ou des sujets ou actions se déroulant verticalement. La verticalité permet aussi de mieux isoler un sujet.

Il permet aussi de photographier, par exemple, un monument en contre-plongée pour lui donner l'impression d'être plus imposant. Enfin, il convient de tester ce cadrage sur un sujet plus haut que large.

En cadrant à la verticale, on accentue les diagonales et les perspectives. Quant au placement du sujet, en haut de l’image, il aura plus d’impact.

Nos mêmes profs de philosophie diront, par ailleurs, que le bas de la photo représente le côté matériel et que le haut, le côté spirituel. Je vous laisse le soin, comme pour le format horizontal, de méditer cette remarque. Je vous laisse aussi en déduire le meilleur placement d’un sujet.


AUTRES FORMATS

En dehors du paysage et du portrait, il existe de très nombreux autres formats. Relisez pour cela l’article sur le « casse-tête des formats ».

Le format panoramique est utilisé en photo de paysage et permet, par exemple, de mettre en avant un élément de l’horizon. Le format carré n’a pas de sens de lecture et le regard s’y promène de manière circulaire. Il met en valeur des compositions plutôt statiques et centrées. C'est le format artistique par excellence.


LA LIGNE D’HORIZON

Au secours, la mer se vide !

Il suffit parfois d’un détail pour faire la différence (un élément de composition, la position du sujet, un élément de trop que l’on aurait pu éliminer ...)

En revanche, l’horizon est plus difficile à corriger. Autant qu’il soit horizontal tout de suite à la prise de vue.

Les horizontales doivent être horizontales (la mer, par exemple ne doit pas se vider, sauf à vouloir rendre un effet particulièrement esthétique. Mais là, c'est une autre affaire !), de même pour les verticales, elles doivent être verticales.

Tout décalage procurera une gêne pour l'observateur.

Affichez la grille dans votre viseur et prenez appui contre un support. Vérifiez le cadrage.

Quant au positionnement de l’horizon, pour vous faire une idée, voyez sur FaceBook le nombre de photos dont l’horizon est penché. C’est impressionnant. Je parle des 3 ou 5° degrés qui dérangent et non pas des 15 ou 20 ° utilisés volontairement.

Pour aller plus loin, je vous laisse lire l’article sur le recadrage (cas n°4), « je redresse une photo ».


LES ELEMENTS PARASITES

perturbateurs

Lorsqu’on photographie, on est parfois tellement attentif au sujet qu’on en oublie l’existence d’éléments parasites éventuels. 

Le photographe est trompé par sa vue et surtout par son cerveau qui filtre toutes les informations. Quand on a l'oeil dans le viseur, on est concentré et on cherche à cadrer au mieux le sujet. On regarde alors le sujet, puis le sujet et pour terminer le sujet.

Sachant cela, deux solutions s’offrent à vous :

1.Vous vous dites, "je corrigerai avec mon logiciel photo favori". Grave erreur, car vous anticipez sur la méthode choisie sans être sûr du résultat !

Il faut un ordinateur, un logiciel de traitement, savoir s’en servir d’une manière pointue, du temps à consacrer… sans aucune garantie de réussite.

Un conseil cependant. En voyage, il est parfois difficile d’attendre que les touristes quittent le site visité. Prenez donc, sans bouger, plusieurs photos d’un site, mais décalées dans le temps. Du coup l’arrière-plan peut être parfois récupérable en partie en manipulant les calques et les parties d’image. (C’est déjà très difficile ! )

2.Vous êtes conscient de ce phénomène et vous vous corrigez. C’est LA SOLUTION à retenir à tous les coups.

Voyez-vous des éléments parasites (grue, véhicules, ombres, personnes, vélos, fils électriques…) ?

Dans le viseur, prenez le temps de visualiser ceux à éviter. N’oubliez pas de regarder autour du sujet et de regarder toutes les zones de l’arrière-plan. Pour éliminer les éléments parasites, vous vous déplacerez, vous avancerez, vous reculerez…(mieux que de dire « j’utiliserai  Photoshop à la maison»).


Télécharger la fiche n° 2 : Quelques règles de base

 

 

 

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